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La femme séropositive comme toutes les femmes à droit à la vie, à la santé, à l’éducation, à une vie sociale sereine et aussi à exprimer leur sexualité. Beaucoup de femmes séropositives peuvent aujourd’hui mettre au monde sans problèmes. Ainsi, certaines associations ne sont pas restées indifférentes à ce besoin et assurent l’accompagnement des femmes vivant avec le VIH/SIDA dans la prévention et la transmission du virus de la mère à l’enfant (PTME). Tel est le cas de l’Association Femmes Solidaires (AFS) active au Congo qui suit les femmes séropositives à Brazzaville.

L’Association Femmes Solidaires (AFS) lutte pour la prévention et la transmission du virus de la mère à l’enfant (PTME).

Cette association ; qui existe depuis deux ans ; est située à Moukondo à Brazzaville. Claire Mpassi est la Présidente d’honneur de cette association ; qui assure un travail d’accompagnent, milite pour la vulgarisation, le réconfort des femmes séropositives qui sont en situation de détresse à l’exemple de celles qui expulsées du foyer, et du milieu dans lequel elles vivent. Généralement, l’âge des séropositives qu’elle l’AFS soutient varie entre 22 à 45 ans. A travers des espaces de parole, des visites à domicile, du counselling et autres activités, l’AFS permet aux femmes séropositives en détresse de retrouver le sourire et de trouver des solutions à leurs problèmes.

Future maman, protège ton bébé

Afin d’éviter la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la ou ”Bible du VIH” comme le nomme Claire Mpassin est le guide thématique qui amène la femme dépistée séropositive à bien comprendre le VIH et à ne pas s’enfoncer dans de fausses croyances. L’acceptation du statut est primordial et la clé pour le succès de l’éducation thérapeutique. Aussi les images comme les posters, les cartes sont autant de moyens utilisés par cette association pour transmettre des messages utiles aux femmes séropositives et les poussent à prendre des initiatives pour sauvegarder leur santé et celui de leurs bébés. Ce sont des messages forts que l’AFS adresse à travers ces posters tels que « Maman préserve-moi » « future maman, il existe des médicaments pour protéger votre enfant du VIH », « Soyez prévoyante , faites le test du VIHavant l’accouchement » ; comme on peut le lire sur les murs du bureau de l’association.

Donc, l’information sur le VIH/SIDA est au centre de tout le travail de l’AFS, car les femmes séropositives ignorantes ne pourront pas s’en sortir facilement dans la vie et protéger leurs enfants.Autant, elle est utile pour les personnes séropositives en général, autant elle est utile pour la prévention contre le VIH.

Une sexualité responsable pour les femmes séropositives

Ce qui implique également que les femmes vivant avec le VIH ont des droits mais aussi des devoirs, comme le devoir de se protéger et de protéger d’autres personnes, y compris leurs partenaires.

Ceci ne devrait pas être un frein à leur droits sexuels et reproductifs, car elles peuvent vivre leur sexualité et également avoir des enfants si elles le veulent. Cependant, dans ce cas ci, il est recommandé que les femmes séropositives doivent toujours demander l’avis du médecin, du gynécologue, de l’assistante sociale, ou du psychologue avant d’avoir un enfant, car elles ont besoin d’un suivi médical approprié.

En suivant le protocole du PTME, les femmes séropositives ont accès ont des espaces de paroles une fois dans le mois au cours desquelles, elles échangent sur leur vécu. L’inquiétude de celles qui n’ont pas d’enfants s’apaise par celles qui sont enceintes qui à leur tour sont réconfortées par celles qui ont déjà accouché avant leur sérologie. En cela Claire Mpassi, Présidente de l’AFS a a déclaré que  leur organisation regroupe trois catégories de femmes à savoir : « celles qui désirent avoir des enfants, celles qui sont enceintes et enfin celles qui ont eu des enfants avant leur sérologie et qui veulent encore accoucher».

Etre une femme séropositive et vivre longtemps comme tout le monde, c’est possible

L’état sérologique d’une femme ne détermine pas l’espérance de vie. Elle peut vivre longtemps plus même qu’une femme qui n’est pas infectée  ; c’est l’un des avantages est l’observation scrupuleuse dans la prise et le suivi du traitement. Toutefois, il est conseillé pour une femme séropositive de consommer plus des aliments naturels afin de reconstituer ses anticorps. La prise des antirétroviraux (ARV) rend les femmes plus solides et elles peuvent ainsi procréer. Cependant, elle a ajouté qu’il il est déconseillé aux femmes séropositives âgées à partir de 40 ans de ne pas prendre des risques d’accoucher afin d’éviter des éventuelles des césariennes, des malformations et des complications pouvant mener au décès de la mère et de l’enfant.

Mobiliser les femmes enceintes à se faire dépister.

Toute femme enceinte devrait se faire dépister avec son consentement, d avant l’accouchement et aussi faire un dépistage postnatal après l’accouchement. Cela permet de protéger son bébé, car toute femme voudrait voir son enfant ne pas être infecté par le VIH. De ce fait les organismes de l’Etat, les associations de lutte contre le SIDA et les partenaires au développement devraient intensifier les actions de sensibilisation à l’endroit des femmes enceintes. Mais également poursuivre avec la décentralisation des services de suivi des femmes enceintes pour la PTME dans les localités à l’intérieur du pays, où il faut le reconnaitre l’espoir pour les femmes séropositives est mince.

En définitive, la célébration de cette journée mondiale de lutte contre le sida doit renforcer la lutte contre la propagation du VIH/SIDA à travers le monde et aussi accroitre le soutien aux femmes suivis à la PTME par des solutions durables

Blandine Louzolo

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Le Président Abdoulaye Wade a appelé les partenaires techniques et financiers au respect de leurs engagements concernant  l’allocation des ressources pour la lutte contre le VIH/SIDA sur le continent. Il a également pris l’engagement de plaider auprès de ses pairs lors de la prochaine session de l’Union Africaine sur les résolutions prises lors de la CISMA.

 

Plusieurs voix se sont donc mêlées pour interpeller les pays riches à respecter leurs engagements en dépit de la crise financière internationale.

 

Concernant la gestion des fonds par les conseils nationaux de lutte contre le SIDA (CNLS) dans les pays,  la question n’est pas ressortie explicitement mais le Fond mondial pour le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose a demandé que les ressources allouées profitent aux bénéficiaires et non à certains individus et aussi au renforcement des capacités des CNLS et surtout aux personnes qui participe au CCM.

 

Le Fonds mondial à également été interpellé par les jeunes sur la question de publication des différents documents sur les six langues officielles de l’ONU et non exclusivement en anglais. Ils ont émis le vœu que cela soit fait le plus vite possible pour faciliter le travail des CCM.

 

Par ailleurs, le départ de Peter Piot à la tête de l’ONUSIDA a été annoncé et il sera remplacé Michel Sidibe.

 

Il a été instauré l’organisation de la CISMA tous les 3 ans, et la prochaine conférence se tiendra en 2011 dans un pays hôte qui reste à choisir.

 

Célestin Compaoré

Ecrivant de la CISMA à Dakar

 

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Un membre du Réseau Sida Afrique expose sur les mécanismes de prise en charge des Travailleuses du Sexe infectées et affectées par le VIH/SIDA dans la ville de Ouagadougou / Burkina Faso à la CISMA de cette année.

 

Au Burkina Faso, les travailleuses du sexe ont été identifiées par les politiques nationales de lutte contre le VIH/SIDA comme groupe particulièrement vulnérable constituant un noyau de transmission de la maladie. En 2005, la prévalence du VIH était de 19% dans cette population contre 2% en population générale. Partant de ce constat, depuis six ans, SOS/Jeunesse et Défis, un membre du Réseau Sida Afrique a développé une intervention ciblant les travailleuses de sexe (TS) et mettant un accent particulier sur leur habilitation sociale.

 

L’objectif visé par ce projet est de mettre en œuvre des interventions ciblées auprès des TS dans les domaines de la prévention des nouvelles infections, la promotion du suivi médical dans des services de santé adaptés, la promotion du conseil dépistage volontaire et anonyme et la prise en charge communautaire.

 

Pour l’atteinte des objectifs, l’association SOS/Jeunesse et Défis  a développé des stratégies d’intervention intégrant la communication pour le changement de comportement, le plaidoyer, la mobilisation communautaire, la paire éducation et « l’empowerment ». Un système de suivi évaluation a par ailleurs été mis en place.

 

Toutes ces méthodes ont permis d’atteindre des résultats tels que l’implication des TS infectées et affectées, des gérants, leaders TS et des autorités locales dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination des PvVIH, la réduction des cas de stigmatisation et de discrimination des TS infectées, l’amélioration de la capacité de négociation du port de préservatifs, le renforcement du suivi médical et psycho social des TS, la mise en place de groupes d’auto support et de clubs d’observance au traitement de TS et la fréquentation des services de santé adaptés pour le suivi médical

 

Malgré les difficultés rencontrées, liées surtout à la grande mobilité des TS et la non harmonisation des mécanismes et protocoles de PEC des PVVIH dans la sous région, les objectifs du projet ont été atteints. En perspectives, l’association opte pour la poursuite et le renforcement de l’intervention avec une meilleure implication des TS infectées et affectées ainsi que l’ensemble des acteurs de l’environnement prostitutionnel (petits copain des TS, gérants, proxénètes, etc.).

 

 

Célestin Compaoré

Ecrivant de la CISMA Dakar

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Les antirétroviraux (ARV) sont gratuits  dans certains pays africains mais c’est encore le parcours du combattant.  En Côte d’Ivoire, par exemple,  cette gratuité n’inclut pas l’examen qui permet de déterminer la charge virale, le niveau d’infection de la personne et le besoin ou non, pour elle, de suivre un traitement. Autant dire qu’on donne un outil sans livrer son mode de contrôle ; et on force d’user d’une médication non documentée jusqu’à  favoriser la résistance aux ARV.

 

Au Togo,  la gratuité des ARV a été déclarée, mais nous sommes à l’étape de plaidoyer pour le bilan biologique. Le Togo a donc  un dénominateur commun avec la Cote d’Ivoire.

 

Ce sont des situations pareilles qui amènent l’organisme à s’adapter au virus, à créer des résistances aux médicaments. Les changements de ligne se font trop tard et les malades reviennent au centre de prise en charge souvent en mauvais état.

 

Ainsi, même si un accès universel au traitement est prôné, les spécialistes de la santé estiment qu’il faut l’accompagner pas une réduction du coût du suivi biologique, mais cette fois-ci gratuite.

 

Ce plaidoyer des cliniciens va dans le sens voulu par les Réseaux des personnes vivant avec le VIH. Pour ces réseaux, tout doit être gratuit au même titre que les ARV. C’est tout un paquet qui doit être concerné.

 

Les réseaux, comme le Réseau Sida Afrique, plaide pour la  prise en charge de la co-infection SIDA et paludisme. Nous ne  sommes qu’au début de la lutte, ont exprimé certains participants.

 

Rafihatou Ouro

Ecrivant de la CISMA 2008 à Dakar

 

 

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Dans son discours d’ouverture de la 15ème CISMA, Maître Abdoulaye Wade, Président du Sénégal a insisté sur la prévention contre le VIH comme essentiel pour l’Afrique. Il a réclamé une conférence internationale sur la prévention uniquement.

Qu’en pensez-vous ? La prévention du VIH en Afrique est-elle efficace ? Pensez-vous que les efforts de prévention du VIH en Afrique sont entrain de reculer ? Pensez-vous que davantage de ressources sont allouées au traitement et aux soins ? Quel est le bilan des actions menées dans la prévention ? Quel est notre rôle ?

Nous vous invitons au débat sur ce blogue ou sur la liste de discussion du Réseau Sida Afrique. Vos réactions sur la liste de discussion seront publiées sur le blogue aidsrightscongo.org

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Vous pouvez suivre en direct les interventions à la CISMA 2008 en direct sur le site officiel

www.icasadakar2008.org/fr/index_1.php

Une sélection de quelques articles des média sur la CISMA

Ouverture du CISMA à Dakar (Sénégal) : Wade réclame une conférence panafricaine sur la prévention

Sénégal: faire face aux réalités revient à donner la prioité à la prévention

Afrique : débordés et mal protégés

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La première journée de la 15ème CISMA a été marquée par trois évènements phares dont : l’accueil, l’accréditation de près de 10000 participants, et la cérémonie d’ouverture.

Les participants ont eu droit à un accueil chaleureux qui laisse présager la teneur des débats et des échanges dans les prochains jours. Les participants à ICASA ont été accueillis à l’hôtel le Méridien par le comité d’organisation afin de faciliter l’orientation des participants pour accréditation ou pour le paiement des frais d’inscription à la conférence.

Plus de 10.000 personnes au rendez-vous !

Ce fut pour certains un peu de bousculade en raison du nombre de participants à ICASA estimé plus de 10.000 participants, dont 700 journalistes venant de divers horizons. Nous avons pris dans la foulée sacs, badges et autres documents nécessaires. Néanmoins, grâce au professionnalisme du comité d’organisation, les participants ont effectué cette formalité.

Nous rappelons qu’au même moment, il se tenait les sessions libres en prélude à la cérémonie d’ouverture prévue dans l’après midi sous la présidence de son excellence Maître Abdoulaye WADE président de la République du Sénégal.

L’Afrique est-elle prête à se regarder en face dans cette lutte ?

La cérémonie d’ouverture de la conférence dont le thème  est « Réponse de l’Afrique : faire face aux réalités » ; a été placée sous la présidence de Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal. La cérémonie à été marquée par différents intervenants, parmi lesquels le Professeur Souleymane Mboup, président de ICASA 2008 qui à souhaité la bienvenue aux participants. Il a rappelé le thème de la conférence et le rôle capital que l’Afrique en cette période de l’épidémie ; une Afrique qui doit jouer un rôle déterminant dans la réponse face à l’infection à VIH et son corollaire de conséquences. Il a également rappelé que la conférence de cette année sera une opportunité de bilan, d’échanges et de perspectives de la réponse africaine sur la pandémie de l’infection à VIH qui a fait 30 millions de décès dans le monde, dont la plus grosse partie revient à l’Afrique.

Intensifier les efforts de prévention du VIH est primordial

Par ailleurs, Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal a mis l’accent sur la prévention, tout en rappelant qu’elle doit occuper une place primordiale dans la réponse de l’Afrique au VIH. Il a insisté sur l’importance et le souhait d’organiser une conférence internationale sur la prévention essentiellement. Il a également rappelé le rôle essentiel des chefs d’Etat dans la réponse globale face à l’infection à VIH. C’est donc à l’issue d’une allocution brillante que le Président de la République a déclaré ouvert la 15ème ICASA. Parmi les personnalités présentes, lors du discours du Président Abdoulaye Wade, il y avait la princesse du Maroc et celle de la Belgique.

La machine est donc lancée et les prochains jours promettent d’être intensifs et productifs.

Rafihatou Ouro et Célestin Compaoré

Ecrivant de ICASA à Dakar

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Les acteurs de lutte contre le VIH/SIDA de tous bords convergent tous vers la capitale sénégalaise pour la 15ème Conférence internationale sur le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles en Afrique ; dont le thème est « Réponse de l’Afrique : Faire face aux réalités ».

Le temps est donc arrivé après des années de lutte, de faire le bilan et des analyses réalistes sur les avancées et les faiblesses ; et de partager les bonnes pratiques.

Cette conférence poursuit plusieurs objectifs :

  1. renforcer le cadre d’informations, d’échanges, d’expériences et de bilan dans la réponse à l’épidémie en Afrique ;
  2. développer une plus grande cohérence dans la conception et la mise en place des programmes de la réponse à l’épidémie, en instituant une synergie des différentes approches scientifique, communautaire et de leadership ;
  3. amplifier la conscience publique sur l’impact persistant du VIH et des IST et sur le caractère solidaire et international de sa réponse ;
  4. renforcer l’engagement des leaders par des actions concrètes en impliquant les décideurs privés et publics dans la réponse à l’épidémie pour accélérer l’accès universel à la prévention, aux soins et au traitement du VIH/SIDA et des IST ; et
  5. bâtir une mémoire institutionnelle par le renforcement de la SAA dans le suivi des conclusions de ICASA 2008.

Les thèmes qui seront abordés par plus de 7000 participants attendus pour cette rencontre portent sur la biologie et pathogène du VIH, La recherche clinique, le traitement et les soins, l’épidémiologie, la prévention et la recherche, les sciences sociales et comportementales, et la politique et économie de la santé.

Il y a beaucoup d’attentes pour cette conférence ; et les membres du Réseau Sida Afrique, présents à la rencontre feront sur ce blogue le point des discussions et échanges de Dakar.

Restez donc à l’écoute !

Sylvie Niombo

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Comment faire promouvoir et respecter les droits des personnes vivant avec le VIH”, tel était le thème de l’émission diffusée ce 16 septembre 2008 par le coordonnateur du Club sur l’éducation sexuelle et la santé de la reproduction sur la radio DVS+ à Pointe-noire.

Les personnes vivant avec le VIH, en particulier les femmes et les enfants demeurent de nos jours toujours victimes de nombreuses agressions morales et physiques de la part des tierces personnes insensées et ignorantes de la réalité et des droits humains. Par exemple, les injures proférées par le conseiller municipal à l’endroit des femmes vivant avec le VIH qui étaient dans leurs droits, pour un motif sans fondement; prouve qu’il manque réellement une véritable éducation et information auprès des populations sur les droits des personnes vivant avec le VIH.

Diffuser cette information sur les droits des personnes vivant avec le VIH devient une nécessité afin d’emmener les populations au changement de mentalités pour que les personnes vivant avec le VIH soient considérées comme des citoyens ayant les mêmes droits que tous les congolais.

Travailler avec les média pour réduire les violations des droits des PVVIH

Les média étant considérés comme l’un des canaux efficaces à utiliser pour les personnes qui ignorent ces droits, nous sommes obligés de marteler sur les ondes de la radio, à travers cette émission à forte audience pour expliquer à la population comment promouvoir les droits des personnes vivant avec le VIH et les respecter.

Au cours de cette émission, nous avons rappelé les recommandations de l’atelier de Brazzaville ainsi qu’apporter des informations sur des extraits du projet de loi portant protection des personnes vivant avec le VIH.

Une loi qui se trouverait au Secrétariat de l’assemblée Nationale pour examen, avant une éventuelle adoption par les députés et sénateurs, il faut souligner que l’information précise à ce sujet n’est pas disponible. Il a été question de mettre les mandants au parfum de ce projet loi, afin que lors des descentes parlementaires des députés auprès des populations; les populations puissent en parler, étant donné que parmi les mandants, il y a des personnes vivant avec le VIH et des personnes affectées.

Re-penser les stratégies de prévention du VIH/SIDA s’impose

Au cours de cette émission, nous avions réalisé que beaucoup d’efforts restent à faire, et ce même dans le cadre de la sensibilisation et la prévention du VIH/SIDA. Les réactions des auditeurs ont prouvé que les populations entendent parler du VIH/SIDA en masse, mais ne retiennent absolument rien car il manque une fiabilité dans l’information qu’elles reçoivent. Aussi, il faut ajouter que certaines stratégies mise en place dans le cadre de la sensibilisation ne correspondent pas avec la réalité de chaque milieu ou secteur. Les jeunes qui sont les plus touchés n’ont pas la qualité de l’information qui peut leur conscientiser afin de changer leur comportement sexuel à haut risque; ils continuent avec des pratiques à risque.

Quant à la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH, beaucoup de personnes continuent à le faire, en faisant comme s’il existe une catégorie de personnes qui sont nées pour souffrir du SIDA, et finalement doivent subir le rejet, la stigmatisation et autres formes d’injustices sociales, puisqu’ils sont accusés à tort d’avoir contracté le virus. Ces personnes oublient que chacun d’une manière ou d’une autre peut rencontrer sur son chemin le virus et donc devenir ce qu’elles appellent le camp des personnes vivant avec le VIH.

La lutte contre le SIDA tend à devenir un business au détriment des populations

Une chose à encourager, la réaction des personnes vivant avec le VIH qui ont bien voulu nous poser des questions sur leur état de santé, sur l’évolution de la recherche des vaccins et médicaments, la gratuité non effective des ARV dans tous les centres appropriés. Elles ont également fait part de leurs témoignages sur la discrimination et le rejet dont ils sont l’objet dans divers secteurs de la vie sociale en commençant par la famille, qui les considèrent toujours pour des personnes qui n’ont pas respecté les principes de la Bible ou qui ont eu des rapports sexuels excessifs sans contrôle. Elles ont également souligné comment leurs droits sont violés et par la peur d’être de plus en plus stigmatisé, elles ne trouvent pas le courage de revendiquer leurs droits, car quoi qu’il arrive pour eux, personne ne pourra les écouter. Cela peut pousser les personnes vivant avec le VIH à un comportement revanchard, cherchant à contaminer volontairement d’autres personnes pour un règlement de compte.

Nous sommes pour l’heure dans l’impossibilité de vous donner en long et en large l’idée sur toutes les réactions des auditeurs, qui d’ailleurs ont loué notre initiative de parler du SIDA sans tabou sur les antennes de la radio; puisque pour eux, les responsables à la tête de ces questions n’osent pas utiliser les médias pour édifier les populations. Les auditeurs pensent même que, c’est la lutte contre le VIH/SIDA est devenu un business pour s’enrichir au nom des personnes qui souffrent.

De notre côté, nous avons signalé que, la lutte contre le SIDA doit être une affaire de tous les secteurs, toutes les familles et tout individu sans penser à l’argent. Il faudrait que le Gouvernement et les associations continuent à réfléchir sur des stratégies efficaces afin de toucher positivement tous les individus pour le changement de comportement.

C’est autant vous dire que, le travail est énorme. Mais, il suffit d’élaborer des stratégies qui permettront à tout un chacun de lutter sans être totalement inquiété.

Davy Herman Malanda

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Il est clair que selon la constitution congolaise que tous les citoyens congolais sont égaux en droits. Ainsi, toute personne a le droit de recevoir les informations sur les pratiques sexuelles à moindre risque, la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST), la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), conseil après le test et la prise en charge en cas de résultats positifs. L’information et le conseil donné avant le test sont capitaux.

Conseiller les personnes avant, pendant et après le testd e dépistage du VIH, fait partie du quotidien de Parfait Bitsindou, psychologue au Centre de Traitement Ambulatoire de Brazzaville au Congo. Le centre de traitement ambulatoire (CTA) est le premier centre de traitement pour les personnes infectées par le VIH du Congo qui avait été mis en place par la Croix-Rouge Française.

Ce psychologue nous parle des questions relatives au soutien psychologique des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) au Congo dans une interview réalisée par Roméo Mbengou, Assistant aux projets d’AZUR Développement.

Pouvez-vous nous donner les raisons pour lesquels les PVVIH ont besoin de soutien psychologique?

Parfait Bitsindou : la maladie est souvent  source de souffrances physiques  mais aussi psychologiques qui sont par exemple l’angoisse de la mort imminente, la perte des repères, l’altération du visage et la difficulté à communiquer avec les proches. Tous ces  facteurs peuvent déstabiliser le patient et le rendre psychiquement vulnérable.

Y a-t-il des moments particuliers pendant lesquels la personne a besoin du soutien ?

Parfait Bitsindou : lorsqu’on lui annonce sa séropositivité, le patient se retrouve face à un nouvel environnement et à de nouvelles priorités. Plusieurs moments peuvent être difficiles à gérer : d’abord l’annonce de la séropositivité en elle-même, ensuite, la phase de traitement, la stigmatisation en milieu familial ou professionnel, et enfin, le rejet et la discrimination. A ces instants, le patient  a réellement besoin de soutien.

Quel est votre rôle au Centre en tant que psychologue ?

Parfait Bitsindou : en tant que psychologue, nous jouons un rôle d’écoute et de soutien. Nous permettons au patient de mieux exprimer sa souffrance afin de mettre en œuvre les moyens destinés à l’aider. En effet, la prise en charge psychologique vise à soutenir, informer et assister pour induire un changement. Nous recevons tout le monde au Centre de Traitement Ambulatoire, généralement, les femmes sont plus nombreuses ; mais il y a également des hommes et des enfants. Actuellement, Il y a 138 d’enfants suivis par le Centre de Traitement Ambulatoire.

Qu’est-ce qui peut occasionner des crises chez les PVVIH ?

Parfait Bitsindou : ces crises se caractérisent par le sentiment d’être vulnérable, de se trouver dans une situation sans issue et d’être livré corps et âme à la maladie. Les crises font toujours très peur, parce qu’on pense que  rien n’est plus comme avant. Une forte crise peut faire  perdre toute perspective d’avenir. On a l’impression que tous les rêves s’envolent.

Les pressions psychologiques persistantes et le stress peuvent avoir des effets différents sur le plan corporel et sur l’équilibre psychique. D’une part, ils peuvent causer des problèmes de santé physique ou aggraver des douleurs existantes. D’autre part, ils peuvent entraîner des symptômes psychosomatiques. Tous les deux peuvent avoir des répercussions sur le système immunitaire d’où la nécessité du soutien pour éviter tous ces problèmes.

Pensez-vous que le soutien psychologique suffit pour remonter le malade ?

Parfait Bitsindou : il est vrai que par rapport à notre expérience, nous avons pu soutenir beaucoup de malades. Cependant, il est important de reconnaître que seul le soutien psychologique ne peut suffire. Il faut par ailleurs, une prise en charge sociale, nutritionnelle et juridique. Parce que les malades sont souvent quotidiennement lésés dans leurs droits. Ainsi, une bonne sécurité juridique et judiciaire réconforterait mieux les malades.

Quel est votre dernier mot pour nos lecteurs ?

Parfait Bitsindou : il faut juste souligner l’importance du soutien psychologique pour les personnes infectées ou affectées par le VIH ; car elles font face aux nouvelles réalités. L’expérience est que nous avons pu remonter plusieurs personnes et aider celles qui dans leurs familles ou institutions avaient des problèmes à travers les médiations  familiales ou institutionnelles.

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