La femme séropositive comme toutes les femmes à droit à la vie, à la santé, à l’éducation, à une vie sociale sereine et aussi à exprimer leur sexualité. Beaucoup de femmes séropositives peuvent aujourd’hui mettre au monde sans problèmes. Ainsi, certaines associations ne sont pas restées indifférentes à ce besoin et assurent l’accompagnement des femmes vivant avec le VIH/SIDA dans la prévention et la transmission du virus de la mère à l’enfant (PTME). Tel est le cas de l’Association Femmes Solidaires (AFS) active au Congo qui suit les femmes séropositives à Brazzaville.
L’Association Femmes Solidaires (AFS) lutte pour la prévention et la transmission du virus de la mère à l’enfant (PTME).
Cette association ; qui existe depuis deux ans ; est située à Moukondo à Brazzaville. Claire Mpassi est la Présidente d’honneur de cette association ; qui assure un travail d’accompagnent, milite pour la vulgarisation, le réconfort des femmes séropositives qui sont en situation de détresse à l’exemple de celles qui expulsées du foyer, et du milieu dans lequel elles vivent. Généralement, l’âge des séropositives qu’elle l’AFS soutient varie entre 22 à 45 ans. A travers des espaces de parole, des visites à domicile, du counselling et autres activités, l’AFS permet aux femmes séropositives en détresse de retrouver le sourire et de trouver des solutions à leurs problèmes.
Future maman, protège ton bébé
Afin d’éviter la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la ou ”Bible du VIH” comme le nomme Claire Mpassin est le guide thématique qui amène la femme dépistée séropositive à bien comprendre le VIH et à ne pas s’enfoncer dans de fausses croyances. L’acceptation du statut est primordial et la clé pour le succès de l’éducation thérapeutique. Aussi les images comme les posters, les cartes sont autant de moyens utilisés par cette association pour transmettre des messages utiles aux femmes séropositives et les poussent à prendre des initiatives pour sauvegarder leur santé et celui de leurs bébés. Ce sont des messages forts que l’AFS adresse à travers ces posters tels que « Maman préserve-moi » « future maman, il existe des médicaments pour protéger votre enfant du VIH », « Soyez prévoyante , faites le test du VIHavant l’accouchement » ; comme on peut le lire sur les murs du bureau de l’association.
Donc, l’information sur le VIH/SIDA est au centre de tout le travail de l’AFS, car les femmes séropositives ignorantes ne pourront pas s’en sortir facilement dans la vie et protéger leurs enfants.Autant, elle est utile pour les personnes séropositives en général, autant elle est utile pour la prévention contre le VIH.
Une sexualité responsable pour les femmes séropositives
Ce qui implique également que les femmes vivant avec le VIH ont des droits mais aussi des devoirs, comme le devoir de se protéger et de protéger d’autres personnes, y compris leurs partenaires.
Ceci ne devrait pas être un frein à leur droits sexuels et reproductifs, car elles peuvent vivre leur sexualité et également avoir des enfants si elles le veulent. Cependant, dans ce cas ci, il est recommandé que les femmes séropositives doivent toujours demander l’avis du médecin, du gynécologue, de l’assistante sociale, ou du psychologue avant d’avoir un enfant, car elles ont besoin d’un suivi médical approprié.
En suivant le protocole du PTME, les femmes séropositives ont accès ont des espaces de paroles une fois dans le mois au cours desquelles, elles échangent sur leur vécu. L’inquiétude de celles qui n’ont pas d’enfants s’apaise par celles qui sont enceintes qui à leur tour sont réconfortées par celles qui ont déjà accouché avant leur sérologie. En cela Claire Mpassi, Présidente de l’AFS a a déclaré que leur organisation regroupe trois catégories de femmes à savoir : « celles qui désirent avoir des enfants, celles qui sont enceintes et enfin celles qui ont eu des enfants avant leur sérologie et qui veulent encore accoucher».
Etre une femme séropositive et vivre longtemps comme tout le monde, c’est possible
L’état sérologique d’une femme ne détermine pas l’espérance de vie. Elle peut vivre longtemps plus même qu’une femme qui n’est pas infectée ; c’est l’un des avantages est l’observation scrupuleuse dans la prise et le suivi du traitement. Toutefois, il est conseillé pour une femme séropositive de consommer plus des aliments naturels afin de reconstituer ses anticorps. La prise des antirétroviraux (ARV) rend les femmes plus solides et elles peuvent ainsi procréer. Cependant, elle a ajouté qu’il il est déconseillé aux femmes séropositives âgées à partir de 40 ans de ne pas prendre des risques d’accoucher afin d’éviter des éventuelles des césariennes, des malformations et des complications pouvant mener au décès de la mère et de l’enfant.
Mobiliser les femmes enceintes à se faire dépister.
Toute femme enceinte devrait se faire dépister avec son consentement, d avant l’accouchement et aussi faire un dépistage postnatal après l’accouchement. Cela permet de protéger son bébé, car toute femme voudrait voir son enfant ne pas être infecté par le VIH. De ce fait les organismes de l’Etat, les associations de lutte contre le SIDA et les partenaires au développement devraient intensifier les actions de sensibilisation à l’endroit des femmes enceintes. Mais également poursuivre avec la décentralisation des services de suivi des femmes enceintes pour la PTME dans les localités à l’intérieur du pays, où il faut le reconnaitre l’espoir pour les femmes séropositives est mince.
En définitive, la célébration de cette journée mondiale de lutte contre le sida doit renforcer la lutte contre la propagation du VIH/SIDA à travers le monde et aussi accroitre le soutien aux femmes suivis à la PTME par des solutions durables
Blandine Louzolo

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