HIV AIDS

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Le VIH/SIDA est une pandémie qui non seulement bouleverse l’humanité toute entière, mais demeure jusqu’à ce jour un problème qui cache plusieurs réalités. Les problèmes que cache le VIH/SIDA sont aussi relatifs aux modes de transmission. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA de 2008, nous nous sommes rapprochés de personnes infectées et affectées par le VIH, pour avoir des conversations sur le VIH et leur vie quotidienne.

Cette jeune femme qui a requis l’anonymat a été infectée à la suite d’une opération chirurgicale par transfusion sanguine depuis aujourd’hui 6 ans, « j’ai été infectée par le VIH lors d’une opération chirurgicale par transfusion sanguine », nous a t-elle confié.

Ce mode de transmission, même s’il représente un faible pourcentage, nécessite quand même une certaine attention lors de nos actions de lutte contre le VIH, car le problème de la transfusion sanguine est aussi important que l’acquisition des médicaments anti rétroviraux. Souvent, les malades ont des problèmes d’acquisition des poches de sang pour se faire transfuser. « L’acquisition des poches de sang lors des anémies oblige le malade déjà crucifié à retrousser les poches avec sa famille. Car les personnes donneurs de sang, ça ne courent pas les rues surtout quand on sait que ce n’est pas gratuit », explique t-elle.

D’où cette interpellation des structures en charge de l’Etat d’améliorer sa politique de lutte contre le VIH/SIDA. « L’Etat doit prendre en charge les personnes vivant avec le VIH en toute conscience que ce sont des citoyens qui souffrent et qu’il faille les assister efficacement ». La jeune femme infectée par le VIH a appelé les ONG et les structures de l’Etat en charge à ne pas « devenir des affairistes sur les subventions internationales en s’enrichissant sur le dos des personnes vivant avec le VIH»

Il est aussi important de noter la question de l’assistance judiciaire des personnes vivant avec le VIH demeure une faiblesse. Car comme certaines d’entre elles, la jeune femme avait intenté une action en justice pour transmission volontaire sans succès, mais le procès n’a jamais abouti, probablement par manque de cadre légal pouvant permettre de réprimer de tels actes. Pour la petite histoire, « tout en portant plainte au paquet, les parents décidèrent de ne pas ébruiter la catastrophe dont je fus victime. Plus j’y pense, plus ça m’énerve d’autant plus que les multiples reports du procès ne présagent rien qui marche» a-t-elle affirmé.

Elle poursuit « je suis vierge et vivant avec le VIH, j’avais décidé d’épouser Jésus Christ notre seul et unique sauveur. En tant que personne vivant avec la maladie, j’ai compris beaucoup de choses».

Concernant la gratuité des soins, elle insiste que « les personnes vivant avec le VIH/SIDA paient les soins et les examens. Les médecins ont des laboratoires cibles où ils vous orientent, tout ou numérotation sanguine en dehors de ces laboratoires, fera que les résultats ne soient pas pris en compte. C’est un problème de pourcentage. Nous souffrons, nous sommes tuées avant de mourir » a-t-elle conclut sur une note triste.

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La  problématique de  droits de l’homme et du VIH a été  évoquée  à

Mbandaka  en République Démocratique du Congo (RDC) par les PVVIH et l’ONG ILDI ce 29 décembre 2008. C’est  dans le cadre dans le cadre  du projet  de promotion des droits de l’homme et VIH/SIDA initié par AZUR Développement de Brazzaville  Congo, le Réseau  Sida Afrique avec l’appui de la Fondation  Nationale pour la Démocratie  que Initiative Locale pour le Développement Intégré a conféré avec les Personnes vivant avec le VIH/SIDA membre de l’UCOP+  de la province de l’Equateur  qu’une activité d’identification des différents de violation des droits des  PPVIH  a été organisé à Mbandaka , chef- lieu de la province

de l’Equateur.

  Jean Marie BOLIKA, Coordonnateur National et Point Focal du Réseau Sida en

RDCongo,  a commencé par  expliquer aux 27 participants  la présence dans

l’arsenal juridique congolais de la nouvelle loi portant protection des

personnes vivants avec le VIH dans notre pays.  En plus  de cet aspect juridique

important. L’intervenant  a commencé par expliqué l’importance pour cette

catégorie de la population congolaise de connaître leur droits et de mieux des

défendre.

 

D’entrée de jeu,  les participants ont commencé par dénoncé les différentes formes

de stigmatisation et de discrimination dont ils sont victimes de la part des

populations.   Parmi les cas, on note  la stigmatisation, la discrimination et

le dépistage involontaire,  le rejet par la famille, la divulgation de

l’état sérologique par les médecins, les employeurs sans le consentement

de la personne.

 Voici  quelques témoignages  anonymes   :

1.                 Mme N. : à la suite d’une fièvre répétée,  mon chef   hiérarchique

a demandé à un Assistant Médical  de me  faire tous les examens possibles y

compris le test  de VIH. Il a insisté que l’assistant médical  de lui

communiquer les résultats à l’issu du test  sans que moi – même je sois

informé de mon état sérologique. Avec la complicité  de l’assistant

médical, mon chef hiérarchique à informer  l’entourage que j’étais

séropositive,   et que les gens devaient m’éviter.  La nouvelle s’est

répandue  en milieu du travail ainsi que dans la communauté. J’avais de la

peine pour recevoir de l’aide de quiconque. Toutes les femmes des autorités

qui avaient besoin de mes services m’évitaient par ce  que j’étais

séropositive et  je  pouvais les contaminer. J’ai  prie le courage de me

dépister et le résultat était positif. J’ai  bénéficié une prise en

charge  pendant six mois. Fort  malheureusement

 l’appui en vivre s’est stoppé depuis quelque temps et j’ai de la peine

pour suivre si bien que j’ai rétabli ma santé.

  

2.                 Mr M : être séropositif dans cette ville  c’est la mort. Ma famille

m’a rejetée par que j’étais porteur de VIH/SIDA. Ce qui me révolte le

plus  c’est la stigmatisation dont les PVVIH sont victimes à l’endroit des

Tolekistes de cette ville. Les conducteurs de vélos de la ville de Mbandaka  ne

cessent de nous injurier chaque fois que nous venons chercher les vivres auprès

de nos partenaires. Avec leur influence dans la ville, ce comportement  nous met

dans une situation d’inquiétude de telle sorte que les voisins  n’ont plus

de respect envers nous. Il faut que les organisations comme ILDI  nous aident à

sensibiliser cette frange de la population.  

 

 3.                 Mr J. Les partenaires ont suspendu tout appui en vivre six mois après,

nous avons cru qu’une assistance en Activités Génératrices de Revenus (AGR)

devait venir pour survivre.  Comme nous ne sommes pas les bénéficiaires,  cela

nous crée des ennuis et nous devenons la rusée de tout le monde.  Il faut

qu’il ait plusieurs ONG dans la province nous aider. Le  gouvernement

congolais et les élus de peuple  puissent prendre la question de la  prise en

charge des PVVIH en main  parce que  nous  les avons voté. Nous  laisser entre

les mains des ONG internationales et locales n’est pas responsable.  Nous

réclamons l’effectivité  de la gratuité des ARV à toutes les PVVIH du pays

et particulièrement ceux de  la province de l’Equateur dont la majorité  qui

vivent en milieu rural n’ont pas de soutien et de surcroît sont condamnés à

mourir.  Peu d’hôpitaux de la province ne savent comment administrer des

soins aux PVVIH et les Centres de  Dépistage Volontaire  n’existent que dans quelques villes.

Aussi longtemps que ces problèmes persistent, le nombre des  PVVIH ne cessera

d’augmenter.

 

4.                 Mme H.  Nous avons besoin d’un cadre concertation qui permet  des juristes

et des avocats pour plaider notre cause en justice. Les autorités  de la

province malgré  leur présence dans les ateliers de renforcements des

capacités des acteurs pour la lutte contre le sida n’ont pas encore la

maîtrise de la question.  Au cours d’une activités de  vulgarisation de la

loi  protégeant les  PVVIH,  grande a été notre surprise d’entendre de la

bouche d’une autorité qu’il  n’y avait de compétences judiciaires   pour

plaider notre cause en justice en cette ville.  Nous profitons de cette

opportunité   pour lancer un appel pressant auprès d’elles et aux

associations de défense des droits de l’homme de  se ressaisir et défendre

notre cause.  

 

  A l’issu de cette rencontre, les participants ont décidé de mettre en

place un cadre d’échange réunissant les ONG de défense des droits de

l’Homme,  les PVVIH,  pour plaider auprès des autorités sur tous les cas de

violations des droits des droits des PVVIH.

 

Jean Marie Bolika

Coordonnateur de ILDI en RDC

 

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Bernadette (pseudonym), a young woman from Pointe-Noire in the Congo, a second-hand clothing vendor at the Tié-Tié market, who explained to us during the course of the Vérité Plus show, on the radio channel DVS+, how she was a victim of discrimination after being betrayed be her [female] friend. She is 35 years old, married, and has three children. She is the breadwinner of the family and with the help of the little shop she manages; the couple is trying to escape from their problems.

Bernadette recently decided to voluntarily do an HIV screening test, since her health has at times been very mediocre, after taking numerous treatments. Afterwards, her test came back positive. Informed by the situation, she confided in her friend, who manages the same shop. Because of her health problems, Bernadette was often absent from the market, and her clients always came to ask about her at her table. Clients valued her kindness.

However, Bernadette’s life is going to change when her friend divulges Bernadette’s HIV status. Her colleagues and clients from the market are informed that she is HIV-positive. Very few clients come from now on to buy at Bernadette’s table. Her life becomes difficult, and she has difficulty in making ends meet.

At the market, her neighbors immediately desert their tables; which even attract the attention of those responsible for managing the market, who, conscious of the fact that having a table at the market is a difficult thing, are surprised to find empty tables around her. The situation has put everyone on alert, and those passing from far away can hear the neighbor’s gossip on the fact that she is a woman infected with HIV. However there are no outward signs that Bernadette is sick, one cannot read it on her face. The illness is not at an advanced stage and she is not on ARV treatment. She is simply a normal young woman.

In a setback, traumatized by the situation, she stops her little shop and the questions dance in her head: “What I am going to do now especially that it is me that supports the family for all the plans?”

“How to tell my husband, who has already observed that I don’t sell merchandise anymore?”

“How will my husband react when he hears from here and there that I’m HIV-positive?”

Bernadette doesn’t feel ready to inform her husband of her HIV status for fear of being subjected to violence.

“Is HIV transmitted through co-habitation, to explain why my friends and clients avoid me?”

“How can I assert my rights in order to at least regain sales and my client’s trust?”

All these questions bring back the efficacy of campaign strategies developed towards the prevention of HIV/AIDS and the psycho-social supervision of people living with HIV.

Bernadette’s case reveals the ignorance that dwells in the minds of Congolese regarding the transmission of HIV. Many women fear revealing their status because they will not be accepted by their families and peers. Rejection creates a desire of revenge and voluntary transmission of HIV.

Much needs to be done of what is people’s sensibilities on the question of HIV/AIDS transmission and prevention. The rights and responsibilities of people living with HIV must become generalized.

What should we do so that information on HIV permeates the public sphere?

What should the public do to be informed on the questions linked to HIV?

What to do for individuals living with HIV to leave the rut and have a say since an individual is not born to be HIV positive, but it can happen to all of us?

Courage, courage, courage and all working, because with all of us, victory is near.

Translated from French to English by Natalie Conte.

Davy Herman Malanda

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