Ce 10 Septembre 2008, à la suite des propos injurieux et discriminatoires tenus par le directeur de la morgue de Pointe-Noire, au Congo, à l’endroit des personnes vivant avec le VIH, des personnes vivant avec le VIH et des associations de lutte contre le SIDA ont été reçus par l’Administrateur Maire de la ville de Pointe pour dénoncer l’injure publique dont ils ont fait l’objet.
En effet, le 03 Septembre dernier, le directeur de la morgue de Pointe-noire et conseiller municipal, se serait mis à injurier publiquement les personnes vivant avec le VIH/SIDA qui partaient soutenir à l’hôpital A. Cissé des amis malades dans un état de santé plus critique et également des PVVIH venus pour les activités du projet de distribution de vivres. Il semblerait que la raison serait qu’un taxi aurait mal garé et retardé pour quelques minutes la circulation, lui empêchant de passer. Des injures infâmes auraient été proférées à l’endroit des personnes vivant avec le VIH, allant jusqu’à les traiter de morts vivants qui deviendraient des glaçons à la morgue dans un proche avenir.
C’est ainsi que dans l’esprit des recommandations de l’atelier de Brazzaville sur les droits des personnes vivant avec le VIH organisé au mois de mai, pour défendre les droits des PVVIH qui ont été injurés, les associations de lutte contre le SIDA et les personnes vivant avec le VIH se sont mobilisées pour demander que justice soit faite sur cette stigmatisation.
Ainsi, près de dix huit personnes en délégation conduite par des leaders des associations ont expliqué à l’Administrateur Maire de Pointe-noire les faits et présenté leurs doléances de plaidoyer pour la lutte contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH.
Elles ont également demandé l’appui de la Municipalité pour organiser une sensibilisation sur les droits des personnes vivant avec le VIH pour les autorités et les associations en général.
A cette occasion, la délégation a présenté à l’Administrateur Maire de la ville de Pointe-noire des lois protégeant les personnes vivant avec le VIH des autres pays africains comme le Bénin, le Togo, le Mali, ainsi que l’avant projet de loi portant promotion et protection des droits des personnes vivant avec le VIH au Congo qui tarde encore à être voté.
Les associations ont remercié l’Administrateur Maire pour les avoir reçu et espèrent qu’une réunion extraordinaire du conseil municipal sera convoquée pour résoudre ce problème.
Cette action de défense des droits des personnes vivant avec le VIH est à encourager et souligne une fois de plus la nécessité de voter la loi portant protection des PVVIH au Congo et de renforcer les actions de la société civile, comme cela avait été demandé dans la déclaration faite à l’issue de l’atelier régional sur les droits des personnes vivant avec le VIH en Afrique de l’ouest et du centre organisé par le Réseau Sida Afrique.
Sylvie Niombo
Tags: défense droits, pvvih

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September 18, 2008 at 10:25 am
ARIPS -POINTE -NOIRE
Bonsoir à tous
Pour la situation de POINTE -NOIRE que nous sommes entrain de gerer , ne nous conduit pas encore à une revolution ; nous risquerons de perdre la raison .
Les ONG et ASOOCIATIONS de lutte contre le sida y compris celles des autres secteurs , avons deja rencontré l’autorité principale de la securité et ensuite nous étions recues par le Maire de la ville .La demarche est en voie ; nous suivons les bonnes orientations que le Maire a fait, apres il y’a des procedures ; nous savons tous une injure en public est une faute grave qui necessite une reparation.
Nous avons deja suggeré la gratuité de concervation des corps des couches à vih .
Nous avoncons tout en éduquant tous ceux qui pensent que le droit n’existe pas .
Nous sommes toujours ensemble pour cette situation.
September 18, 2008 at 10:30 am
Pierre Chekem
Douala, le 18 Septembre 2008.
Bonsoir et merci pour cette info.
Partnership regrette cet incident malheureux et encourage les personnes
stigmatisées au calme, à la dignité et l’action solidaire.
Il est important de constituer un comité de suivi de la rencontre avec
M. le Maire pour obtenir des excuses publiques si possible et
surtout l’organisation de rencontres de sensibilisation, d’éducation
et de plaidoyer avec les autorités (Politiques, syndicales, religieuses;
traditionnelles).
Si la médiation du Maire permet d’obtenir des excuses de l’auteur et
vous ouvre un plus grand espace pour la sensibilisation, nous suggerons
de saisir l’opportunité à valoriser plutôt que de s’accrocher à
l’incident malheureux.
Ne dit on pas qu’à quelque chose malheur est bon?
Ce ne sont que des suggestions que vous voudrez adapter à votre
contexte que vous maitrisez mieux.
Les cibles politiques sont des cibles sensibles et ayant une
forte capacité de nuisance, c’est la raison pour laquelle
je vous fait ces modestes suggestions.