L’Association des Femmes Plus du Congo a organisé un repas communautaire à son siège ce Vendredi 05 Septembre 2008. Ce repas, qui rentre dans le cadre du soutien nutritionnel des malades, dans le but d’enrayer la malnutrition a réuni plus de quarante quatre personnes vivant avec le VIH/SIDA.
Tout commence par la vérification du poids de chaque malade en comparaison de son poids pris dans le centre où il est suivi ; ce qui permet de contrôler l’évolution de chaque malade. En effet, le poids est un élément d’appréciation de l’évolution de la personne. « la courbe de poids de chacun doit normalement être croissante » a expliqué l’Assistant sanitaire. Or, le repas apporte un des calories dans le corps, donc un apport en énergie. Dans cet apport énergétique, il y a des éléments d’appréciation de l’état général de la personne qui peuvent s’éliminer à savoir : l’asthénie ou fatigue, l’amaigrissement et l’anémie.

Préparé avec l’assistance d’une nutritionniste par les femmes de l’association Femmes Plus, le repas est composé selon le besoin des malades en aliments es. Pour cette journée, le repas était composé de poissons fris, du foufou (farine de manioc), des courges, de légumes et autres aliments.
La nutritionniste, donnant l’importance de ce repas, a souligné que « l’assistance médicale va de pair avec l’assistance nutritionnelle ». Elle expliquait aux malades la composition des aliments en leur conseillant d’observer ces mêmes directives leurs maisons respectives. Un guide nutritionnel se basant sur des aliments locaux a été conçu pour permettre aux malades de suivre la composition alimentaire et de bien équilibrer leur repas journalier. Elle a par ailleurs déconseillé aux malades de prendre de l’alcool parce qu’il est à l’origine de la destruction de la vitamine B6.
A cette occasion, Thérèse, une femme âgée de 53 ans, infectée depuis plusieurs années, n’a pas caché sa satisfaction : « il y a une grande différence avec nos repas habituels que nous mangeons à la maison ; parce que ce repas-ci est plus complet et nous permet de récupérer rapidement notre poids ». « Nous nous attelons à mettre en pratique les conseils de la nutritionniste sur la composition de nos repas. En outre, ces rencontres sont un véritable réconfort psychologique parce que lorsqu’on arrive ici, nous nous sentons en communauté, et nous nous assistons les uns les autres, c’est donc une véritable famille qui s’est formée », a-t-elle poursuivi.
Assurément, la prise en charge nutritionnelle est indispensable pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Les repas conviviaux devraient être organisés régulièrement et encouragés.
Roméo Mbengou
AZUR Développement


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November 18, 2008 at 12:30 pm
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