Une religieuse excommuniée pour sa séropositivité.

Une jeune femme (Marie, son pseudonyme) d’une vingtaine d’années vivant à Brazzaville a été excommuniée de son église à cause de son statut sérologique. Servant dans un couvent depuis plusieurs années, Marie constatait que sa santé se dégradait quotidiennement malgré les médicaments qu’elle prenait pour traiter le paludisme, la fièvre typhoïde et autres maladies.

Finalement, Marie en a eu marre des traitements sans suite et s’est décidée de ne plus gérer le suspens sur sa santé. Elle s’est résolue à se faire dépister. Comme le prévoyait les médecins, le test de dépistage du VIH s’est révélé positif. Surprise, Marie ne pouvait que se poser mille et une questions : comment ai-je été infectée ? Comment vais-je l’annoncer à mes responsables à l’église ? Quelle sera ma suite au couvent ?

Sans réponse, Marie a gardé le silence sur sa sérologie et a commencé à prendre des antirétroviraux dans le calme. Un jour, par surprise, une responsable de l’église l’a surprise avec des médicaments, ne pouvant la tromper, Marie s’est sentie obligée de dévoiler son statut sérologique. A cet instant même, elle a eu l’impression que la descente aux enfers avait commencé. Ce qu’elle craignait allait arriver, stigmatisation et discrimination, …



La décision des responsables de l’église n’a pas tardé. Ils ont décidé de l’excommunier simplement, juste par ce qu’elle porte le VIH. Une médiation a été engagée entre Marie et les responsables de l’église par le Centre de Traitement Ambulatoire de Brazzaville, sans succès. Normalement, après les enquêtes, il a été démontré que Marie avait été contaminée à la suite d’une transfusion sanguine suite au paludisme.

Une enquête semble avoir démontré que Marie avait été contaminée à la suite d’une transfusion sanguine suite au paludisme. Aujourd’hui, Marie est sortie du couvent. Qu’est-ce qui justifie la décision d’ex communion de ses responsables ?



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