Togo: la loi sur le VIH/SIDA n’a jamais été appliquée

Depuis la découverte du 1er cas de sida au Togo en 1980, les efforts ont été consacrés. Pourtant le sida continu normalement son parcours. Avec des milliers de décès, veuves, veufs, d’orphelins. Les enfants et les femmes sont plus vulnérables.

Aucune famille n’est à l’abri de cette pandémie qui occupe les pensées du monde entier. Chercheurs, médecins, les hommes politiques, les gouvernements, la société civile, les ONG et associations qui militent dans ce sens.

Après se long parcours et efforts consacrés, beaucoup reste à faire. Si l’on identifie la stigmatisation et la discrimination qui sont encore récurrentes bien en milieu urbain qu’en milieu rural, alors nous devons dénoncer publiquement ces cas de violations. Pour y parvenir, nous devons mettre au centre des activités, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, comme le recommande souvent certains partenaires. Arriver à démystifier cette maladie et lui donner un visage humain comme toutes autres maladies.

S’il est bien que le VIH tue, la stigmatisation et la discrimination tuent plus le sida. C’est pourquoi nous acteurs de la société civile nous devons plus dans la promotion des droits des PVVIH.

Au Togo, bien que la loi portant protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA a été votée et promulguée en 2005. Cette loi n’a jamais connu son décret d’application avant d’être amandée. Le Togo ne fait pas exception à la violation des droits des PVVIH.

Les cas de stigmatisation et de discrimination ont été recensés comme : le refus de soigner les PVVIH dans les formations sanitaires, le rejet des femmes PVVIH par la belle famille après le décès de son époux, le refus d’octroi de prêt au PVVIH, le retrait des biens du défunt par sa famille à la veuve, et les licenciements abusifs.

Il faudrait se rendre à l’évidence que les droits des personnes séropositives sont violés sans que celles-ci n’aient les moyens de se défendre.

En anticipation de la Journée Mondiale Sida de cette année, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a annoncé le thème année : ‘Accès universel et droits de la personne’. Ce thème a été choisi car il est fondamentalement nécessaire de protéger les droits de la personne et de réaliser un accès pour tous aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH. Pour marque la 22ème Journée Mondiale contre le Sida AST grâce au projet régional de plaidoyer pour les droits des PVVIH organise une série d’activité :

En partenariat avec Femme Plus du Togo une Journée de plaidoyer pour les droits des PVVIH au siège de Femme Plus d’Agoè. L’objectif de cette journée est de faire la promotion des droits des PVVIH au sein cette communauté d’Agoè encore hostile aux PVVIH.

En partenariat avec Av-Jeune un méga concert des Artistes de la chanson togolaise à Avépozo. L’objectif c’est la conscientisation de la population à travers les chansons.

Des journées culturelles sans sida à Afanoukopé. L’objectif est la conscientisation de cette communauté par les manifestations socioculturelles et la promotion des droits des PVVIH.

Des pourparlers pour l’activation des cellules d’écoute au niveau de trois entreprises. L’objectif la promotion des droits des PVVIH en milieu professionnel.

« Ensemble luttons contre le VIH/SIDA en disant non à la stigmatisation et à la discrimination d’une PVVIH dans nos communautés ».

Raphael Assou-Alipoe

AST du Togo