Congo : mettre l’accent sur l’éducation de la femme et la fille afin de prévenir la violence dans les foyers

Plus de 152 groupes sociaux se sont réunis ce 25 Novembre à Pointe-noire au Congo à l’initiative de l’ONG Agence Régionale d’information sur le VIH/SIDA (ARIPS) pour parler à bâtons rompus des différentes formes de violences subies par les femmes et filles à Pointe-Noire : viols, battues, tortures, paroles déplacées, injures, regards barbares et harcèlements.

Avant cette activité, Madame Régine Goma, Présidente de l’ARIPS a présenté des émissions radios en langues nationales sur la violence faite aux et filles afin d’atteindre le plus grand nombre.

Dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes et des filles, ARIPS s’est engagée à conscientiser les femmes et les hommes afin de mettre fin aux violences faites aux femmes.

Ainsi avec la contribution de la campagne « Réapproprie-toi la technologie » du Programme d’appui aux réseaux de femmes de l’APC (PARF d’APC), l’ARIPS en partenariat avec le PARF d’APC a organisé cette causerie éducative dans la ville économique de Pointe-Noire.

Ainsi, des responsables et membres des groupements sociaux y ont pris part ont écouté différentes interventions. Madame Régine Goma a parlé des violences domestiques subies par les femmes et les filles dans les foyers. Cette forme de violence est très répandue mais peu de personnes en parlent. Elle a insisté sur l’éducation des femmes et des filles dans les foyers afin d’éviter les violences. Le représentant conseiller du Maire de l’Arrondissement I est également intervenu.

L’Honorable Micheline Potignon a apporté une contribution importante au sujet des lois et des devoirs pour la protection et le processus d’élimination des violences à l’égard des femmes. Les intervenantes ont conclu que l’éducation, la formation contribuent à la conscientisation des communautés.

La causerie éducative a été ponctuée des témoignages vivants des participants sur les faits vécus, des questions aux oratrices, et des contributions. Cela a été une opportunité pour les femmes survivantes de violence de s’exprimer et de trouver des conseils ensembles. Conseils qu’elles recherchent souvent en tant que victimes de violence sans succès. Avoir quelqu’un peut vous écouter lorsque vous êtes victime est déjà une voie vers la guérison morale, cependant, beaucoup de femmes et filles congolaises n’ont pas cette opportunité d’être écoutée et de guérir de leurs violences. Donc, des activités telles que cette causerie éducative permet aux femmes de se libérer, de dénoncer et d’avancer.

Aujourd’hui, elles ne sont plus ignorantes des dispositions juridiques existantes et aussi des structures de prise en charge juridique existant ; bien que la prise en charge médicale n’est pas effective partout.

En conclusion, les problèmes que vivent les couches féminines méritent une attention particulière ; que les approches palliatives soient diverses afin que les populations prennent conscience et agissent avec responsabilité dans leur vie sociale.

Extrait du rappport de Vivienne Dzobo, ONG ARIPS

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