Le 25 Novembre de chaque année est célébrée la journée mondiale de lutte pour la violence faite aux femmes. Dans le cadre de la réalisation de cette journée, le gouvernement, les organisations non gouvernementales, et la société civile se mobilisent pour dénoncer les différentes formes de violence que les femmes subissent. Ainsi, les femmes elles-mêmes devraient se mobiliser massivement afin de faire valoir leurs droits au cours de cette journée et pendant les 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes entre le 25 Novembre et le 10 Décembre.
Ici au Congo, après avoir effectué des appels téléphoniques avec des sœurs, des amies, collègues et femmes en général, nous constaons que la majorité ignorent encore même ce que veut dire le 25 Novembre. Ce la se matérialise par la faible implication des femmes dans la journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes.
La journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes est encore ignorée pour grand nombre de femmes au Congo. Bien que peu connue par les femmes urbaines, le pire est que pour les femmes rurales il est difficile d’être à la une de l’information, de s’exprimer, bref même de bénéficier de cette journée sans violence !
Le véritable problème se situe au niveau du manque de mobilisation communautaire à large échelle, mais aussi du fait que les organisations et les gouvernements semblent travailler uniquement avec les femmes dans les villes.
Moi-même j’ai appris sur cette journée à travers l’association dans laquelle je milite, sinon, cela ne me dirait rien. On vous répondra simplement quand vous posez cette question aux femmes et aux filles « le 25 Novembre, je ne connais pas, .. vous voulez dire le 25 Décembre ? », etc.
Comment alors les femmes peuvent-elles dénoncer la violence dont elles sont victimes lorsqu’elles ne sont pas informées ?
La violence est un phénomène qui est fréquent dans les foyers, les ménages et dans les milieux sociaux professionnels au Congo. Les femmes dans les média par exemple on ce qu’on appelle « la promotion canapé » dans le sens qu’elle doit céder son corps afin de bénéficier d’un poste supérieur !
Les conséquences qui découlent de la violence sont nombreuses. Cependant, certaines victimes préfèrent se taire et ne pas oser « trahir leurs patenaires » malgré les battues.
Les femmes dans les ménages qui jusque là considèrent la violence comme un fait normal devraient pouvoir réagir en les dénonçant aux structures appropriées. Ce qui est évident c’est d’entendre certaines personnes dire que pour la garantie du foyer et du fait de pouvoir élever ses enfants soi-même, elles se voient obligées de subir un châtiment de tout genre. Si toutes ces femmes victimes de violence pouvaient détailler les actes de violences exercées sur elles, ceci serait un moyen à la femme d’en découdre avec le harcèlement sexuel, les battues, la torture, la violence psychologique et sexuelle..
La lutte doit continuer et les femmes sont appelées à affronter la réalité pour aller de l’avant, se taire ne résoudra rien. Par exemple, elles peuvent prendre leur courage et chercher conseil auprès des cliniques juridiques. La femme doit conquérir sa dignité et ne jamais se taire devant un acte de violence.
Avec les média citoyens, il est possible pour elles de se sentir plus libres, de s’exprimer, de se questionner, et même de recueillir les avis des unes et des autres à travers les autres pays du monde.
Fini le temps où les femmes se sentaient inférieurs aux hommes ! Regardons l’ampleur des conséquences des violences dont nous sommes victimes par ce que nous sommes des femmes et des filles. Il faudrait sanctionner les coupables, les auteurs de violence qui continuent à courir les rues. La femme ne doit plus attendre comme hier, elle devrait chercher des solutions et aussi éduquer ses jeunes garçons afin q’un jour, ils ne perpétuent pas les mêmes actes de violence que leurs pères.
Notre activisme, c’est par l’information, car sans information aucun peuple ne peut survivre, et aussi les femmes ne pourraient en finir avec l’impunité des auteurs de violence.
Justice sera faite !
Blandine Louzolo
AZUR Développement
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2 comments
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December 10, 2009 at 2:20 pm
Pingback from Rising Voices » AIDS Rights Congo: Blogging Against Gender Violence
November 25, 2009 at 3:08 pm
rmbengou
Les femmes sont pas informées de cette journée, surtout dans les zones rurales on a pas d’activités. merci