La violence domestique au Congo est encore tue

Au cours de l’atelier national explorant les liens entre les technologies de l’information et de la communication (TIC) et la violence faite aux femmes et aux filles du 14 au 15 Octobre 2009, Régine Goma, Présidente de l’Agence Régionale d’Information sur le SIDA (ARIPS) a fait le tour de la question de la violence domestique au Congo. Cet article présente les différents problèmes auxquels les femmes congolaises sont confrontées dans leurs foyers.

Souvent tue en raison des coutumes et de la société qui veut que la femme subisse la violence, la lutte contre la violence domestique semble négligée, malgré les nombreuses conséquences qu’elle entraîne.

A la maison, les femmes subissent « toutes sortes de menaces, agressions, traumatismes, contraintes, brutalités, et outrances dans les propos » a affirmé Régine Goma en parlant de la violence verbale, visuelle et corporelle. Elle a parlé des comportements menaçants, et des moments où les hommes se sentent obligés d’être violents pour se « faire écouter ».

Beaucoup de femmes éprouvent des difficultés à communiquer et cela peut être source de violence avec leurs partenaires. Régine Goma a cité plusieurs autres causes telles que la faible éducation des femmes, « la supériorité de l’homme à faire prévaloir sa raison ». Ainsi, les injures pour intimider, traumatiser la femme ou la fille, les regards barbares sont utilisées par des hommes et des jeunes garçons pour imposer leur point de vue.

Cela a des conséquences néfastes pour les femmes, telles que traumatismes physiques et des conséquences sur la santé et le bien être de la femme, avec une exposition au VIH/SIDA.

Victimes de battues, viol conjugal, tortures et « courses de colère » dans les maisons, les femmes parlent peu de ces questions, qui tendent à être banalisées.

Entre autres recommandations, elle a appelé à offrir des opportunités d’éducation à la femme et à la mise en place d’un observatoire des problèmes qui minent les femmes dans le pays.

Afin de célébrer la journée du 25 Novembre 2009, l’ARIPS organise à Pointe-noire une causerie éducative sur la violence à l’égard des jeunes femmes et jeunes filles au cours de laquelle une restitution de l’atelier stratégique national sera effectuée. Une émission radio est également prévue le soir au cours de laquelle les auditeurs peuvent appeler et s’exprimer au téléphone sur les antennes.

Sylvie Niombo

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