La problématique de droits de l’homme et du VIH a été évoquée à
Mbandaka en République Démocratique du Congo (RDC) par les PVVIH et l’ONG ILDI ce 29 décembre 2008. C’est dans le cadre dans le cadre du projet de promotion des droits de l’homme et VIH/SIDA initié par AZUR Développement de Brazzaville Congo, le Réseau Sida Afrique avec l’appui de la Fondation Nationale pour la Démocratie que Initiative Locale pour le Développement Intégré a conféré avec les Personnes vivant avec le VIH/SIDA membre de l’UCOP+ de la province de l’Equateur qu’une activité d’identification des différents de violation des droits des PPVIH a été organisé à Mbandaka , chef- lieu de la province
de l’Equateur.
Jean Marie BOLIKA, Coordonnateur National et Point Focal du Réseau Sida en
RDCongo, a commencé par expliquer aux 27 participants la présence dans
l’arsenal juridique congolais de la nouvelle loi portant protection des
personnes vivants avec le VIH dans notre pays. En plus de cet aspect juridique
important. L’intervenant a commencé par expliqué l’importance pour cette
catégorie de la population congolaise de connaître leur droits et de mieux des
défendre.
D’entrée de jeu, les participants ont commencé par dénoncé les différentes formes
de stigmatisation et de discrimination dont ils sont victimes de la part des
populations. Parmi les cas, on note la stigmatisation, la discrimination et
le dépistage involontaire, le rejet par la famille, la divulgation de
l’état sérologique par les médecins, les employeurs sans le consentement
de la personne.
Voici quelques témoignages anonymes :
1. Mme N. : à la suite d’une fièvre répétée, mon chef hiérarchique
a demandé à un Assistant Médical de me faire tous les examens possibles y
compris le test de VIH. Il a insisté que l’assistant médical de lui
communiquer les résultats à l’issu du test sans que moi – même je sois
informé de mon état sérologique. Avec la complicité de l’assistant
médical, mon chef hiérarchique à informer l’entourage que j’étais
séropositive, et que les gens devaient m’éviter. La nouvelle s’est
répandue en milieu du travail ainsi que dans la communauté. J’avais de la
peine pour recevoir de l’aide de quiconque. Toutes les femmes des autorités
qui avaient besoin de mes services m’évitaient par ce que j’étais
séropositive et je pouvais les contaminer. J’ai prie le courage de me
dépister et le résultat était positif. J’ai bénéficié une prise en
charge pendant six mois. Fort malheureusement
l’appui en vivre s’est stoppé depuis quelque temps et j’ai de la peine
pour suivre si bien que j’ai rétabli ma santé.
2. Mr M : être séropositif dans cette ville c’est la mort. Ma famille
m’a rejetée par que j’étais porteur de VIH/SIDA. Ce qui me révolte le
plus c’est la stigmatisation dont les PVVIH sont victimes à l’endroit des
Tolekistes de cette ville. Les conducteurs de vélos de la ville de Mbandaka ne
cessent de nous injurier chaque fois que nous venons chercher les vivres auprès
de nos partenaires. Avec leur influence dans la ville, ce comportement nous met
dans une situation d’inquiétude de telle sorte que les voisins n’ont plus
de respect envers nous. Il faut que les organisations comme ILDI nous aident à
sensibiliser cette frange de la population.
3. Mr J. Les partenaires ont suspendu tout appui en vivre six mois après,
nous avons cru qu’une assistance en Activités Génératrices de Revenus (AGR)
devait venir pour survivre. Comme nous ne sommes pas les bénéficiaires, cela
nous crée des ennuis et nous devenons la rusée de tout le monde. Il faut
qu’il ait plusieurs ONG dans la province nous aider. Le gouvernement
congolais et les élus de peuple puissent prendre la question de la prise en
charge des PVVIH en main parce que nous les avons voté. Nous laisser entre
les mains des ONG internationales et locales n’est pas responsable. Nous
réclamons l’effectivité de la gratuité des ARV à toutes les PVVIH du pays
et particulièrement ceux de la province de l’Equateur dont la majorité qui
vivent en milieu rural n’ont pas de soutien et de surcroît sont condamnés à
mourir. Peu d’hôpitaux de la province ne savent comment administrer des
soins aux PVVIH et les Centres de Dépistage Volontaire n’existent que dans quelques villes.
Aussi longtemps que ces problèmes persistent, le nombre des PVVIH ne cessera
d’augmenter.
4. Mme H. Nous avons besoin d’un cadre concertation qui permet des juristes
et des avocats pour plaider notre cause en justice. Les autorités de la
province malgré leur présence dans les ateliers de renforcements des
capacités des acteurs pour la lutte contre le sida n’ont pas encore la
maîtrise de la question. Au cours d’une activités de vulgarisation de la
loi protégeant les PVVIH, grande a été notre surprise d’entendre de la
bouche d’une autorité qu’il n’y avait de compétences judiciaires pour
plaider notre cause en justice en cette ville. Nous profitons de cette
opportunité pour lancer un appel pressant auprès d’elles et aux
associations de défense des droits de l’homme de se ressaisir et défendre
notre cause.
A l’issu de cette rencontre, les participants ont décidé de mettre en
place un cadre d’échange réunissant les ONG de défense des droits de
l’Homme, les PVVIH, pour plaider auprès des autorités sur tous les cas de
violations des droits des droits des PVVIH.
Jean Marie Bolika
Coordonnateur de ILDI en RDC
Tags: aids rights, drc, droits des PVVIH, HIV AIDS, PLWA rights, reseau sida afrique

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