Des acteurs de lutte contre le VIH/SIDA, Jean Marie Bolika, Coordonnateur de l’Initiative pour le développement intégré (ILDI) de la RDC et Raphael Assou-Alipoe, Directeur Exécutif de l’Association Santé pour Tous du Togo, réagissent sur la CISMA à laquelle ils n’ont pas pu participer à partir de leurs pays.
Au regard des objectifs de la 15ème CISMA, quelles sont vos attentes ?
Jean Marie : nous attendons plus d’actions de plaidoyer en faveur des personnes vivant avec le VIH, spécifiquement t sur : l’accès au traitement, la prise en charge psychosociale et médiale, et l’approche droits de l’homme pour lutter contre la stigmatisation, la discrimination des PVVIH.
Raphael : mes attentes sur cette conférence sont que la CISMA ne soit pas un sommet de trop.
Pensez-vous que l’Afrique ait fait de grands pas dans la lutte contre le VIH/SIDA ?
Jean Marie : des avancées seulement dans le domaine de la connaissance de nouveaux cas et la volonté des populations à faire le dépistage. Mais, la lutte ne v pas encore en zone rurales comme dans bon nombre de pays. Elle se focalise essentiellement dans les centres urbains et aux grands hôtels pendant que les populations meurent faute de médicament et d’information sur le VIH/SIDA.
Raphael : pas du tout, il faut reconnaître que beaucoup reste à faire en matière de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. Dans beaucoup de pays africains, la prise en charge globale n’est pas encore effective, et le facteur pauvreté rend la lutte difficile.
Quelles sont les faiblesses constatées dans la lutte contre le VIH/SIDA dans votre pays ?
Jean Marie : l’épineuse question du renforcement des capacités des ONG locales et nationales. La plupart des ONG locales n’ont pas de compétences dans les domaines tels que la prise en charge des cas et la recherche. Cependant, elles se limitent seulement à la prévention. Elles n’ont pas accès au financement par manque d’expérience disent les bailleurs de fonds. Peu d’ONG de jeunesse n’obtiennent pas de financement pour les mêmes raisons déjà évoquées.
Raphael : les personnes vivant avec le VIH au Togo n’ont pas une charge globale effective. Il y a manque de financement, et les ONG de prise en charge psychosociale et médicale des PVVIH ne reçoivent pas de subvention de l’Etat.
Si vous étiez à la CISMA, quel message auriez-vous voulu faire passer ? :
Jean Marie : prévention et prise en charge des personnes vivant avec le VIH.
Raphael : accès universel au traitement pour les personnes vivant avec le VIH.
Tags: accès au traitement, CISMA 2008, droits des PVVIH, ICASA 2008, pvvih, réseau sid afrique

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