Les antirétroviraux (ARV) sont gratuits dans certains pays africains mais c’est encore le parcours du combattant. En Côte d’Ivoire, par exemple, cette gratuité n’inclut pas l’examen qui permet de déterminer la charge virale, le niveau d’infection de la personne et le besoin ou non, pour elle, de suivre un traitement. Autant dire qu’on donne un outil sans livrer son mode de contrôle ; et on force d’user d’une médication non documentée jusqu’à favoriser la résistance aux ARV.
Au Togo, la gratuité des ARV a été déclarée, mais nous sommes à l’étape de plaidoyer pour le bilan biologique. Le Togo a donc un dénominateur commun avec la Cote d’Ivoire.
Ce sont des situations pareilles qui amènent l’organisme à s’adapter au virus, à créer des résistances aux médicaments. Les changements de ligne se font trop tard et les malades reviennent au centre de prise en charge souvent en mauvais état.
Ainsi, même si un accès universel au traitement est prôné, les spécialistes de la santé estiment qu’il faut l’accompagner pas une réduction du coût du suivi biologique, mais cette fois-ci gratuite.
Ce plaidoyer des cliniciens va dans le sens voulu par les Réseaux des personnes vivant avec le VIH. Pour ces réseaux, tout doit être gratuit au même titre que les ARV. C’est tout un paquet qui doit être concerné.
Les réseaux, comme le Réseau Sida Afrique, plaide pour la prise en charge de la co-infection SIDA et paludisme. Nous ne sommes qu’au début de la lutte, ont exprimé certains participants.
Rafihatou Ouro
Ecrivant de la CISMA 2008 à Dakar
Tags: ICASA 2008, icasa 2008. cisma 2008, reseau sida afrique, traitement du sida, vih

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