« Malgré toutes les formes de violence que je subi chez mon mari, je considère cela comme des accidents et je pense qu’il pourra changer ».

 

« Nous sommes obligées de subir toutes les formes de violence, car nous aimons souvent nos hommes  malgré leurs violences et aussi à cause des enfants et parfois on a pas une bonne situation sociale, car on a plus parfois chez les parents ».

 

« Oui, on a peur de perdre notre foyer si jamais on ne pense porter plainte ou se demander ou irons-nous vivre, surtout quand on ne travaille pas ».

 

« Nous ne savons qui voir quand on est victime de violence, par ce que les amis sont de mauvais conseillers ».

 

« Par la peur d’être encore victime de violence, nous sommes parfois obligée de se conformer aux sommes parfois  obligées de se conformer aux décisions du mari, même quand cela est mauvais ».

 

  

« Mon époux m’a demandé pardon seulement  une seule fois depuis que nous sommes ensemble ».

« Pourquoi vous ne mettez pas ses genres d’émissions à chaque moment ? Merci pour ces conseils ».

 

« Est-ce que réellement la justice juge ce genre des problèmes ? Quand je suis allé au Poste de police (PSP), on m’avait dit qu’il fallait régler à l’amiable, car il s’agit de  mon mari ».

 

 

 

Voici une transcription des SMS envoyés par des hommes pendant la campagne des 16 jours d’activisme à l’égard des femmes.

 

« La prise d’alcool par les hommes est l’une des causes principales qui font que les hommes battent leurs femmes. »

 

« Je dirais que la violence dans le foyer est une stratégie pour l’homme d’avoir le contrôle du foyer, donc de la famille en général. Car  si l’homme n’est pas violent, la femme ne te considère pas ».

 

« Si ma femme m’emmène en justice, je la chasse de chez moi. Je remplace une autre. Beaucoup sont les femmes qui aiment la violence pour bien vivre ».

 

« Parfois, les femmes elles-mêmes sont les causes des violences dont elles sont victimes ».

 

« Nos femmes sont véritablement victimes, car elles n’osent pas parler de peur d’être  encore tapées».

 

« Quand un homme se marie, il doit donner des lois. Ces lois ne sont pas respectées ? Il est important d’appliquer la force ».

 

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Les émissions radios ont été organisées sur la chaîne radio  DVS+ à Pointe-noire, au Congo, et beaucoup des auditeurs et auditrices ont réagi par SMS et appels téléphoniques. Voici quelques SMS envoyés par des hommes qui abordent la question de la violence domestique à l’égard des femmes.

 

« Je prends ma femme six fois par jour, est ce une menace ? »

 

« Qu’est ce qu’on entend par violence  à l’égard de la femme ? »

 

« Ma femme est très jalouse. Sa jalousie n’a pas souvent de fondement, je veux la quitter. La jalousie est-elle une violence ? »

  

« J’aime mon amie, mais mes parents ne sont pas contents d’elle. Est-ce une violence ? »

 

« Comment réagir lorsque nous apprenons par notre femme que son ex- mari veut venir rendre visite à son enfant que vous élevez chez vous. N’est-ce pas une violence ? »

 

« Ça fait pratiquement 5 ans que je suis avec ma femme. Mais chose curieuse,  elle ne m’a jamais demandé le lit ; je me sens du coup  victime de violence moralement. »

 

« Une femme qui demande de l’argent à son mari avant le rapport sexuel, cela est-il une violence ? »

 

 « La femme est souvent tapée car, normalement, elle se marie pour le prie et le meilleur. Pourquoi, alors, elle refuse lors des rapports sexuels? »

 

« Ma femme me refuse son corps depuis quatre  mois, n’est ce pas une violence ? »

 

« Ma femme a un téléphone, mais depuis là, je n’ai jamais touché à son téléphone cela est une violence à l’égard de son mari que je suis ? »

 

« Quels sont les moyens à utiliser lorsque sa propre femme ne cède pas ? »

 

« Etre plus âgé que sa partenaire est une violence car mon amie âgée de 28 ans veut me quitter parce que j’ai 57 ans. Comment faire ? »

 

 

 

 

 

 

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A l’occasion des 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes du 25 Novembre au 10 décembre 2008, AZUR et le CJESS à Pointe-noire au Congo ont réalisé des émissions radio interactives avec possibilité pour les auditrices et auditeurs de s’exprimer par SMS. La 1ère émission a reçu de nombreux SMS!!! Et, nous sommes enthousiastes de publier quelques extraits des SMS reçus qui démontrent comment la violence domestique et sexuelle est vécue par les femmes et filles congolaises, et aussi comment les hommes appréhendent eux-mêmes la violence à l’égard des femmes.

 

AZUR et le CJESS ont durant cette campagne qui rentre dans le cadre de la campagne mondiale Réapproprie-toi la technologie (Tech Back The Tech) encouragé les femmes à utiliser les téléphones cellulaires, à prendre contrôle de la technologie et à réagir par SMS ou appels téléphoniques aux émissions radios.

 

Deux téléphones mobiles  ont été offerts aux auditrices  qui ont envoyé des messages engageants sur la lutte contre la violence sexuelle à l’égard des femmes et des filles à Pointe-noire.

Voici donc sur notre  blogue une transcription de quelques SMS!


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Mérols Diabs, un acteur impliqué dans la lutte contre le VIH/SIDA, a interviewé deux personnes infectées par le VIH. Cet article nous mène à travers leurs angoisses de vivre avec la maladie, mais également leurs espoirs. Il démontre qu’il faudrait accroître l’assistance et le soutien aux personnes vivant avec le VIH.

« Par peur de souffrir, je refusais de faire les tests nécessaires parce que je pensais que le test de dépistage pouvait être douloureux. On m’avait dit que je laissais ainsi l’ennemi s’approcher de moi. Dans tous les cas, devant les signes apparents, je consentais », raconte un homme infecté par le VIH, actuellement hospitalisé et abandonné par ses proches.

« Il m’a fallu plus d’un an, depuis que le diagnostic du Sida est tombé avec une pneumonie, pour renoncer peu à peu à ma sexualité, m’en détacher et pratiquer une abstinence », poursuit-il. Il parle de l’abstinence comme un choix qu’il a dû faire suite aux circonstances. En effet, « fatigué des préservatifs, comment trouver une partenaire consentante et connaissant ma situation? Comment oser exhiber ce corps dont j’étais fier et qui, faute d’exercice, est devenu un mannequin au ventre distendu et aux membres frêles, tandis que les chairs fondent du jour au jour ? »

Parlant de la solitude qui l’habite depuis que ses proches l’ont abandonné, «  ce qui m’est plus difficile, est de faire la part de la réalité, l’ennui. L’ennui est un ennemi plus subtil que la peur, pour tromper la monotonie de la routine hospitalière, de la prise de médicament à l’heure fixe. Avec les maladies opportunistes du Sida, je reste longtemps indéfiniment hospitalisé dans la même chambre. Au bout de quelques jours, j’ai perdu la notion du temps et quand viennent les nuits, l’angoisse et la douleur me déchirent les entrailles ».

Un autre homme parle de son courage. Selon lui « la maladie a introduit un élément d’excitation dans ma vie et je me trouve être un autre homme. Je peux faire preuve de courage. Car je pensais que lorsque j’avais rencontré le Sida, je mourrai seul et vivrai seul ma maladie ».

Cependant, «  je tiens à rappeler le plaisir, l’énergie et le temps de causer avec plusieurs personnes qui se mobilisent contre cette maladie. De tels moments, je les qualifie de soutien médical et moral et je suis reconnaissant pour le soutien psychologique que cela apporte ».

Propos recueillis par Mérols Diabs

Président du CJID

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Merols Diabs, un acteur engagé dans la lutte contre le VIH a interviewé Monsieur Berlin Songa, inspecteur de jeunesse à Mindouli, en formation à l’Institut National de la Jeunesse Sportive de Brazzaville au Congo ; sur la journée mondiale de lutte contre le SIDA et l’utilisation du préservatif par les jeunes.

Merols DIabs : que représente pour vous la date du 1er décembre ?

Berlin Songa : c’est une journée très importante, parce qu’elle mobilise la communauté entière sur la lutte contre le VIH/SIDA. C’est une sensibilisation planétaire dont les différentes campagnes tiennent en éveil les humains et apporte un éclairage nouveau sur cette pandémie.

Mérols Diabs : le comportement des jeunes vis-à-vis du préservatif ?

Berlin Songa : de plus en plus, les jeunes prennent conscience de la double protection du préservatif : protection contre les IST et le VIH/SIDA, protection contre les grossesses non désirées. L’enquête faite à Mindouli, même dans les milieux des drogués, les partenaires s’obligent au port du préservatif. Le marketing social du préservatif porte ses fruits, mais ce n’est pas suffisant.

Mérols Diabs : due pensez-vous du dépistage, quelle valeur en milieu juvénile ?

Berlin Songa : les jeunes ont une peur bleue de se faire dépister. Ils savent que cette action qui consiste en une prise de sang, qui permet de détecter la présence du VIH dans l’organisme, est le premier pas qui conduit vers la protection contre le VIH/SIDA. Bien peu, ont le courage de connaître leur statut sérologique. Il faut beaucoup de communication sociale. Qu’à cela ne tienne nous les encourageons au dépistage volontaire.

Mérols Diabs : vous conseillez le port du préservatif et vous ne semblez pas croire à son efficacité ?

En dehors de la fidélité, le préservatif est la voie royale aujourd’hui pour faire l’amour en toute serénité. Testé scientifiquement, il ne garantit la protection qu’à 90%.

Propos recueillis par Mérols Diabs

Président du CJID

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Le VIH/SIDA est une pandémie qui non seulement bouleverse l’humanité toute entière, mais demeure jusqu’à ce jour un problème qui cache plusieurs réalités. Les problèmes que cache le VIH/SIDA sont aussi relatifs aux modes de transmission. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA de 2008, nous nous sommes rapprochés de personnes infectées et affectées par le VIH, pour avoir des conversations sur le VIH et leur vie quotidienne.

Cette jeune femme qui a requis l’anonymat a été infectée à la suite d’une opération chirurgicale par transfusion sanguine depuis aujourd’hui 6 ans, « j’ai été infectée par le VIH lors d’une opération chirurgicale par transfusion sanguine », nous a t-elle confié.

Ce mode de transmission, même s’il représente un faible pourcentage, nécessite quand même une certaine attention lors de nos actions de lutte contre le VIH, car le problème de la transfusion sanguine est aussi important que l’acquisition des médicaments anti rétroviraux. Souvent, les malades ont des problèmes d’acquisition des poches de sang pour se faire transfuser. « L’acquisition des poches de sang lors des anémies oblige le malade déjà crucifié à retrousser les poches avec sa famille. Car les personnes donneurs de sang, ça ne courent pas les rues surtout quand on sait que ce n’est pas gratuit », explique t-elle.

D’où cette interpellation des structures en charge de l’Etat d’améliorer sa politique de lutte contre le VIH/SIDA. « L’Etat doit prendre en charge les personnes vivant avec le VIH en toute conscience que ce sont des citoyens qui souffrent et qu’il faille les assister efficacement ». La jeune femme infectée par le VIH a appelé les ONG et les structures de l’Etat en charge à ne pas « devenir des affairistes sur les subventions internationales en s’enrichissant sur le dos des personnes vivant avec le VIH»

Il est aussi important de noter la question de l’assistance judiciaire des personnes vivant avec le VIH demeure une faiblesse. Car comme certaines d’entre elles, la jeune femme avait intenté une action en justice pour transmission volontaire sans succès, mais le procès n’a jamais abouti, probablement par manque de cadre légal pouvant permettre de réprimer de tels actes. Pour la petite histoire, « tout en portant plainte au paquet, les parents décidèrent de ne pas ébruiter la catastrophe dont je fus victime. Plus j’y pense, plus ça m’énerve d’autant plus que les multiples reports du procès ne présagent rien qui marche» a-t-elle affirmé.

Elle poursuit « je suis vierge et vivant avec le VIH, j’avais décidé d’épouser Jésus Christ notre seul et unique sauveur. En tant que personne vivant avec la maladie, j’ai compris beaucoup de choses».

Concernant la gratuité des soins, elle insiste que « les personnes vivant avec le VIH/SIDA paient les soins et les examens. Les médecins ont des laboratoires cibles où ils vous orientent, tout ou numérotation sanguine en dehors de ces laboratoires, fera que les résultats ne soient pas pris en compte. C’est un problème de pourcentage. Nous souffrons, nous sommes tuées avant de mourir » a-t-elle conclut sur une note triste.

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La  problématique de  droits de l’homme et du VIH a été  évoquée  à

Mbandaka  en République Démocratique du Congo (RDC) par les PVVIH et l’ONG ILDI ce 29 décembre 2008. C’est  dans le cadre dans le cadre  du projet  de promotion des droits de l’homme et VIH/SIDA initié par AZUR Développement de Brazzaville  Congo, le Réseau  Sida Afrique avec l’appui de la Fondation  Nationale pour la Démocratie  que Initiative Locale pour le Développement Intégré a conféré avec les Personnes vivant avec le VIH/SIDA membre de l’UCOP+  de la province de l’Equateur  qu’une activité d’identification des différents de violation des droits des  PPVIH  a été organisé à Mbandaka , chef- lieu de la province

de l’Equateur.

  Jean Marie BOLIKA, Coordonnateur National et Point Focal du Réseau Sida en

RDCongo,  a commencé par  expliquer aux 27 participants  la présence dans

l’arsenal juridique congolais de la nouvelle loi portant protection des

personnes vivants avec le VIH dans notre pays.  En plus  de cet aspect juridique

important. L’intervenant  a commencé par expliqué l’importance pour cette

catégorie de la population congolaise de connaître leur droits et de mieux des

défendre.

 

D’entrée de jeu,  les participants ont commencé par dénoncé les différentes formes

de stigmatisation et de discrimination dont ils sont victimes de la part des

populations.   Parmi les cas, on note  la stigmatisation, la discrimination et

le dépistage involontaire,  le rejet par la famille, la divulgation de

l’état sérologique par les médecins, les employeurs sans le consentement

de la personne.

 Voici  quelques témoignages  anonymes   :

1.                 Mme N. : à la suite d’une fièvre répétée,  mon chef   hiérarchique

a demandé à un Assistant Médical  de me  faire tous les examens possibles y

compris le test  de VIH. Il a insisté que l’assistant médical  de lui

communiquer les résultats à l’issu du test  sans que moi – même je sois

informé de mon état sérologique. Avec la complicité  de l’assistant

médical, mon chef hiérarchique à informer  l’entourage que j’étais

séropositive,   et que les gens devaient m’éviter.  La nouvelle s’est

répandue  en milieu du travail ainsi que dans la communauté. J’avais de la

peine pour recevoir de l’aide de quiconque. Toutes les femmes des autorités

qui avaient besoin de mes services m’évitaient par ce  que j’étais

séropositive et  je  pouvais les contaminer. J’ai  prie le courage de me

dépister et le résultat était positif. J’ai  bénéficié une prise en

charge  pendant six mois. Fort  malheureusement

 l’appui en vivre s’est stoppé depuis quelque temps et j’ai de la peine

pour suivre si bien que j’ai rétabli ma santé.

  

2.                 Mr M : être séropositif dans cette ville  c’est la mort. Ma famille

m’a rejetée par que j’étais porteur de VIH/SIDA. Ce qui me révolte le

plus  c’est la stigmatisation dont les PVVIH sont victimes à l’endroit des

Tolekistes de cette ville. Les conducteurs de vélos de la ville de Mbandaka  ne

cessent de nous injurier chaque fois que nous venons chercher les vivres auprès

de nos partenaires. Avec leur influence dans la ville, ce comportement  nous met

dans une situation d’inquiétude de telle sorte que les voisins  n’ont plus

de respect envers nous. Il faut que les organisations comme ILDI  nous aident à

sensibiliser cette frange de la population.  

 

 3.                 Mr J. Les partenaires ont suspendu tout appui en vivre six mois après,

nous avons cru qu’une assistance en Activités Génératrices de Revenus (AGR)

devait venir pour survivre.  Comme nous ne sommes pas les bénéficiaires,  cela

nous crée des ennuis et nous devenons la rusée de tout le monde.  Il faut

qu’il ait plusieurs ONG dans la province nous aider. Le  gouvernement

congolais et les élus de peuple  puissent prendre la question de la  prise en

charge des PVVIH en main  parce que  nous  les avons voté. Nous  laisser entre

les mains des ONG internationales et locales n’est pas responsable.  Nous

réclamons l’effectivité  de la gratuité des ARV à toutes les PVVIH du pays

et particulièrement ceux de  la province de l’Equateur dont la majorité  qui

vivent en milieu rural n’ont pas de soutien et de surcroît sont condamnés à

mourir.  Peu d’hôpitaux de la province ne savent comment administrer des

soins aux PVVIH et les Centres de  Dépistage Volontaire  n’existent que dans quelques villes.

Aussi longtemps que ces problèmes persistent, le nombre des  PVVIH ne cessera

d’augmenter.

 

4.                 Mme H.  Nous avons besoin d’un cadre concertation qui permet  des juristes

et des avocats pour plaider notre cause en justice. Les autorités  de la

province malgré  leur présence dans les ateliers de renforcements des

capacités des acteurs pour la lutte contre le sida n’ont pas encore la

maîtrise de la question.  Au cours d’une activités de  vulgarisation de la

loi  protégeant les  PVVIH,  grande a été notre surprise d’entendre de la

bouche d’une autorité qu’il  n’y avait de compétences judiciaires   pour

plaider notre cause en justice en cette ville.  Nous profitons de cette

opportunité   pour lancer un appel pressant auprès d’elles et aux

associations de défense des droits de l’homme de  se ressaisir et défendre

notre cause.  

 

  A l’issu de cette rencontre, les participants ont décidé de mettre en

place un cadre d’échange réunissant les ONG de défense des droits de

l’Homme,  les PVVIH,  pour plaider auprès des autorités sur tous les cas de

violations des droits des droits des PVVIH.

 

Jean Marie Bolika

Coordonnateur de ILDI en RDC

 

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« Réponse de l’Afrique ; Faire face aux réalités » a été le thème de cette conférence qui s’est tenue du 03 au 07 Décembre 2008. Durant cette conférence, le leadership avait trouvé une place prépondérante ; dans le programme Leadership, les objectifs ci – après ont été assignés :

  • respecter les engagements pris au niveau international, en particulier pour une meilleure appropriation et un renforcement de l’obligation de rendre compte (Déclarations d’Abuja, de l’UNGASS sur le VIH, les OMD, l’Accès Universel) ;
  • partager les expériences en tant que leaders et interpeller les participants de la conférence sur ce qui a marché et ce qui n’a pas marché ;
  • développer une vision éclairée pour l’avenir, fondée sur les spécificités et le contexte africain ;
  • développer un agenda de leadership pour le futur. La conception du programme d’encadrement « un Jeune, un Leader », permet aux nouveaux et aux jeunes leaders de se mettre à l’ombre des leaders plus expérimentés pendant la conférence, créant ainsi des liens potentiels qui pourront perdurer au-delà des journées passées ensemble à la conférence ;
  • bâtir un leadership pour l’action, la consolidation des acquis et la promotion d’un mouvement vers l’Accès Universel à la prévention, aux traitements et aux soins ; et
  • stimuler un nouveau leadership pour la création d’un environnement favorable à la prévention en Afrique, tout en tenant compte des besoins des femmes, des jeunes, des populations les plus vulnérables et à risque, ainsi que du renforcement de la recherche.

 

Des sujets de discussions ont fait l’objet des sessions communautaires et scientifiques.

 

1.      Exemple de véritables leaderships forts (Gouvernements, Secteurs Privés, Société Civile) dans le passage à l’échelle de la riposte au VIH.

2.      Comment le leadership peut il améliorer le devoir de rendre compte pour obtenir des résultats dans l’intensification du processus vers l’accès universel ?

3.      Quelles mesures peuvent rendre le secteur privé et le secteur public pour réaliser pleinement la promesse des Partenariats – Public – Privé et pour gérer les risques ?

4.      Comment le leadership social peut – il apporter le changement dans le fait de la société de l’accroissement de la violence à l’égard des femmes ?

5.      Quels critères devront utiliser les pays pour identifier des actions prioritaires afin de s’attaquer au risque et à la vulnérabilité des populations clés.

6.      La crise financière actuelle et l’importance de l’engagement des Etats dans le sauvetage de leurs systèmes financiers ne risquent elles pas de se traduire par un repli durable de l’Aide au développement au VIH en particulier ?

7.      Les pays d’Afrique subsaharienne ont ils les moyens de financer une proportion accrue de leur réponse au VIH ?

Depuis le thème, le mot SIDA n’a pas apparu. Je comprends que le SIDA demeure le résultat de plusieurs facteurs sociaux qui gravitent autour  de la propagation du virus qui cause la maladie.

 

Au niveau de notre continent africain, reconnaissons que les efforts de lutte contre le SIDA menés sont notoires. Mais la couverture inter pays africains est négative. Les expériences des uns et des autres ne sont entendues que lors des augustes assemblées du genre conférences, symposiums.

 

Ne pouvons nous pas renforcer nos capacités d’échanges d’expériences et de compétences entre les différents pays pour que la riposte soit effective ? Encourageons une synergie d’actions en plateforme multidisciplinaire.

 

Les facteurs politico-économiques aussi remarquables dans notre continent ont tendance à faire ralentir la vitesse de croisière des actions de lutte contre le SIDA. Ce qui a davantage attiré l’attention lors de la CISMA où la situation financière mondiale a été évoquée. Il est vrai que la lutte contre le SIDA exige des énormes moyens dans la réponse communautaire, les soins et les recherches. L’implication de tous s’avère importante. Prônons la solidarité agissante par tous les canaux (internet, contact physiques, documentations,…).

 

Merci à tous ceux qui s’organisent de plus en plus pour la lutte contre le SIDA. Ensemble pour une seule cause.

Régine Goma

Présidente de l’ONG ARIPS - CONGO

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Le Président Abdoulaye Wade a appelé les partenaires techniques et financiers au respect de leurs engagements concernant  l’allocation des ressources pour la lutte contre le VIH/SIDA sur le continent. Il a également pris l’engagement de plaider auprès de ses pairs lors de la prochaine session de l’Union Africaine sur les résolutions prises lors de la CISMA.

 

Plusieurs voix se sont donc mêlées pour interpeller les pays riches à respecter leurs engagements en dépit de la crise financière internationale.

 

Concernant la gestion des fonds par les conseils nationaux de lutte contre le SIDA (CNLS) dans les pays,  la question n’est pas ressortie explicitement mais le Fond mondial pour le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose a demandé que les ressources allouées profitent aux bénéficiaires et non à certains individus et aussi au renforcement des capacités des CNLS et surtout aux personnes qui participe au CCM.

 

Le Fonds mondial à également été interpellé par les jeunes sur la question de publication des différents documents sur les six langues officielles de l’ONU et non exclusivement en anglais. Ils ont émis le vœu que cela soit fait le plus vite possible pour faciliter le travail des CCM.

 

Par ailleurs, le départ de Peter Piot à la tête de l’ONUSIDA a été annoncé et il sera remplacé Michel Sidibe.

 

Il a été instauré l’organisation de la CISMA tous les 3 ans, et la prochaine conférence se tiendra en 2011 dans un pays hôte qui reste à choisir.

 

Célestin Compaoré

Ecrivant de la CISMA à Dakar

 

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